Thérapie par Exposition en Réalité Virtuelle (TERV)

L’utilisation de la réalité virtuelle en psychothérapie est relativement récente mais a déjà fait ses preuves. Ainsi, plusieurs études ont démontrés une efficacité supérieure à la thérapie classique (Bouchard et al., 2003 ; Legeron et al., 2003 ; Klinger, 2011).

Concrètement, lors des séances, le patient est équipé d’un casque de réalité virtuel et plongé dans un univers 3D, le thérapeute restant constamment aux côtés du patient et adaptant l’environnement aux besoins de celui-ci. L’objectif est donc une désensibilisation par exposition progressive en environnement protégé, dans un contexte thérapeutique. L’exposition à un environnement virtuel prépare la personne concernée, à la désensibilisation aux situations réelles à venir, dans les conditions confortables d’un cabinet, sur le contrôle du thérapeute.

Les thérapies par exposition en réalité virtuelle (TERV) s’adressent également à d’autres formes psychopathologiques telles que les addictions et les troubles du comportement alimentaire. Les patients seront immergés dans des environnements écologiques, pour l’exposition mais également sur des contextes virtuels ciblant des processus sous-jacents dysfonctionnels (craving, dysmorphophobie, attentes irréalistes, distorsions cognitives…).
En moyenne, les séances d’exposition sont au nombre de 8 à 12, en fonction des troubles comorbides, de l’évolution du patient et de la sévérité du trouble avec un temps d’exposition de 30 minutes à 40 minutes. Les TERV s’intègrent aux thérapies classiques dans une perspective de maximisation des bénéfices thérapeutiques.

Troubles pris en charge par la thérapie d’exposition par réalité virtuelle :

Troubles anxieux : 

  • Conduite automobile : Conduite en Ville, sur Autoroute et Routes sinueuses (présence de trafic).
  • Vertige : Cabine d’Ascenseur,  Planche entre deux immeubles.
  • Agoraphobie : peur de se retrouver à l’extérieur de son domicile, appréhension des espaces d’où il serait « difficile de s’enfuir ou d’être secouru », p.ex. : métro, supermarché.
  • Peur de l’Avion : Mise en situation de passager d’un vol.
  • Claustrophobie : peur des espaces clos, confinés, p.ex. cabine, ascenseur
  • Glossophobie : peur de parler devant un groupe
  • Aquaphobie : peur de l’eau
  • Acrophobie : peur de hauteur, sensation de vertige
  • Relaxation, Traitement de la Douleur : Séances de Relaxation au sein de divers environnements.
  • Peur de l’eau, du bateau : déplacement sur l’eau et sous l’eau.
  • IRM : simulation de situation du passage de l’IRM
  • Claustrophobie : Cabine – Espaces confinés, Ascenseur
  • Phobie Sociale : Présentation en public – Cours Universitaire.
  • Phobie Scolaire : Lecture dans la salle de classe, passage au tableau.
  • Troubles de l’Attention : Mises en situation de travail où le patient se trouve perturbé par divers événements
  • Troubles des conduites alimentaires et troubles somatoformes
  • Addictions
  • Sevrage du tabac

A noter : 

Avec la démocratisation des casques virtuels, les offres de thérapie virtuelles se multiplient.

Il est important d’étudier la résolution de l’écran, le champ de vision, la dimension et la fréquence de rafraîchissement des images.

Nous utilisons un équipement de haut niveau (casque et logiciel dédié de la marque C2Care) qui offre une efficacité bien meilleure par rapport aux systèmes montés directement sur un téléphone portable par exemple.

La qualité du matériel joue un rôle important dans la thérapie.